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Deux jeunes aventuriers bretons (encore des Bzh, oui, on sait...) en Amerique centrale pour six mois. Entre le Mexique et le Costa Rica nous emmenons avec nous une petite sourie: Sally. Quelques photos, un peu d

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De chambre d'hôtel en chambre d'hôtel...

Par lesvoyageurs :: 08/03/2007 à 22:29

De chambre d'hôtel en chambre d'hôtel,

Erwann et Julie occupent leurs soirées comme ils peuvent.

Ils discutent, échangent leurs impressions...

 

 

 

 

http://www.monbloog.net/blog/ojosabiertos

 

 

 

A bientôt...

Comayagua 3 - Tegucigalpa 1

Par lesvoyageurs :: 07/03/2007 à 21:46

 

Samedi après-midi: FOOT.

 

 

                      Lors de leur dernier affrontement, l'équipe de Comayagua avait perdu. Certains disent que l'arbitre était sévère (3 cartons rouges dans un même match), certains disent que l'arbitre avaient été payé (comment jouer à 8 contre 11?), certains disent que l'équipe avaient été payé pour perdre (en souvenir de la violence des fautes), certains disent que l'équipe de Comayagua est constituée de cul-de-jattes.

 

 

Dans tous les cas, leur emblême est un âne. Tout le monde en est fier.

 

 

Néanmoins, leur stade est pourri. Il est entièrement constitué de béton, il n'y a pas d'ombre. 

 

A trois heures de l'après-midi, il fait, au moins quarante degrées.

 

On s'est cassé à la mi-temps.

 

 

COMAYAGUA

Par lesvoyageurs :: 05/03/2007 à 19:23

                          Apres Sambo Creek, nous avons décider de rejoindre Comayagua dans le centre du pays. Vous vous souvenez qu'au nouvel an, nous avions croisé des francais á El Remate, eh bien ceux-ci (Natacha et David) nous avaient proposé de passer. Chose que nous avons tardé à faire (tout est trop intéressant partout!) mais qui nous a permis de nous poser deux semaines et d'en apprendre pas mal sur le Honduras.

 

                            La photo ci-dessus est assez représentative (félicitons vivement le photographe). En effet, l'église et le parc principal de la ville ont été retapés ou construits il y a quelques années par des espagnols sur un style colonial avec des fonds européens. Les voitures sont des pick-ups américains construits par des japonais. Au final, plastiquement, Comayagua ressemble á San Cristobal (Mexico), la culture et la rebelion en moins.

Départ de Sambo Creek sous la tempete

Par lesvoyageurs :: 04/03/2007 à 18:26

 

                         Au troisieme jour, alors qu'enfin nos habits sont propres et secs (ils moisissaient dans nos sacs depuis notre humide trajet en pick-up vers Rio Dulce), le vent commence á souffler. La nuit, le ciel se couvre. Au matin les nuages se crevent. Les cocotiers se plient. C'est la tempete! C'est chouette. Nous allons nous baigner sous la pluie et quittons le village dans l'apres-midi.

 

Sambo Creek

Par lesvoyageurs :: 03/03/2007 à 17:55

 

Le premier soir, alors que nous cuisinons au feu de bois sur la plage, Roberto s'approche du feu pour nous saluer. C'est un jeune homme qui nous considere comme des rastas. Le lendemain matin, il nous retrouve a l'hotel et nous propose de venir avec lui á la montagne. Il embarque avec nous six gamins qui n'ont rien d'autre á faire que de mendier toute la journée quelques lempiras leur permettant d'aller s'acheter immédiatement quelques bonbons ou un sachet de chips individuel. Cette occupation représente l'activité principale de leur journée...

 

Nous n'atteindrons jamais la montagne... En fait, nous longerons la plage durant une heure jusque deux hotels de luxe. Lá, Roberto travaille. Il s'installe dans un hamac, sur le bord du chemin, et attend que passent les touristes de luxe. Il leur vend des coquillages á 10 ou 20 dollards la piéce. De temps en temps, il discute avec des copains qui construisent les décors nécessaire au tournage d'une émission de télé réalité colombienne. Les enfants mangent gratuitement á la cantine du studio.

 

Les hotels sont équipés de pistes d'hélicoptéres, de piscines avec tobogans, cascades et ílots de palmiers, de salles de théatre, de tiendas, de gardiens privés armés de Colt 45. servant principalement á décimer les chiens errants sur la plage. La nuit coute environ 200 dollards.

 

En bref, nous sommes touristes chez les touristes. Pour nous occuper, Julie apprend á l'équipe chargée de la construction des décors télévisuels comment fabriquer des scoubidous. Chose qui les passionne au plus haut point...

une spéciale pour Anaïs, gamin de l'hôtel, Elroy.

Par lesvoyageurs :: 18/02/2007 à 21:24

 

                             Le petit Elroy est hondurien! Toujours en territoire garifunda, nous avons passé la deuxieme frontiere du voyage. Par rapport á la premiere, rien d'extraordinaire. On a pris le bus au Guatemala, il nous a déposé a la frontiére. Lá, on a échangé avec un vieux monsieur nos derniers Quetzals contre des Lempiras. On a payé la taxe douaniere avec un peu de dollards, de lempiras et de quetzals. On a meme pas eu de tampons sur nos passeports (un seul suffit pour le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et le Savador). On a marché une centaine de metres et on s'est retrouvé au Honduras. On est monté dans un bus et avons pris la direction de La Ceiba avec de s'eclipser dans le petit village garifuna de Sambo Creek. Lá oú vit Elroy...

Par lesvoyageurs :: 14/02/2007 à 23:22

Par lesvoyageurs :: 14/02/2007 à 23:21

Par lesvoyageurs :: 14/02/2007 à 23:19

Par lesvoyageurs :: 14/02/2007 à 23:18

Par lesvoyageurs :: 14/02/2007 à 23:18

Par lesvoyageurs :: 14/02/2007 à 23:17

Par lesvoyageurs :: 14/02/2007 à 23:16

RIO DULCE, LIVINGSTON

Par lesvoyageurs :: 13/02/2007 à 21:48

10 février 2007

 

Après avoir longuement hésité, nous achetons à l’accueil de l’hôtel de la Perruche, nos billets pour Livingston. Nous choisissons de payer le prix fort et de suivre le classique chemin touristique. Petit îlot terrestre, Livingston ne s’atteint qu’en bateau. Il n’y a que deux voies. La moins onéreuse consiste à ralier en bus l’un des plus gros port du Guatemala, fondé par l’United Fruit Compagny (USA), Puerto Barrios et d’y prendre un ferry à 10 Quetzal la place. La plus touristique est d’emprunter une barque en fibre de verre faisant office de taxi (una lancha) et de descendre le Rio Dulce jusqu’à son embouchure pour un tarif dix fois plus élevé. L’un des trois jeunes suisses propriétaire de la boutique nous explique que la lancha, pour notre plus grand confort, passera à midi directement sur le ponton de l’hôtel. Nous empruntons un kayak et profitons de la mâtinée pour aller le plus gaiement du monde pagayer sur le lac Izabal.

 

Aux alentours de Rio Dulce, les bords du lac sont la propriété de riches millionnaires, principalement américains, canadiens et européens. Ils y ont bâti d’énormes villas, des hôtels de luxes et des marinas pour entreposer leurs yachts privés aux tailles hallucinantes. Par endroits, des petites baraques de bois perdues sous les palmiers et les palétuviers permettent encore de se faire une idée de ce que cette région devait être seulement deux décennies plus tôt ; un tranquille havre de pêcheurs d’eau douce, perdu au milieu de la jungle. Désormais, les quelques pêcheurs traditionnels survivants sont sauvagement ballotés dans leurs frêles embarcations de bois tout au long de la journée, au rythme des remous causés par des dizaines de bateaux à moteurs circulant de manière continue.

 

En évitant les lanchas, les jetskis conduits par des gamins âgés de dix ans (blancs), nous accostons sur une plate forme flottante (privado), et effectuons une suite de plongeons acrobatiques. Alors que nous séchons au soleil, un voilier de 9 mètres glisse près de nous. Sur le pont, l’homme nous salue et nous propose de grimper à son bord.

 

Une Brahva à la main, nos maillots de bains dégoulinants sur le bois, nous discutons en français, de navigation internationale. L’homme est suisse, retraité et exilé au Mississippi. En attendant que sa femme, institutrice, atteigne l’âge de la retraite, il s’offre des mois de navigation à bord de son voilier acheté à Hong Kong. Il nous explique que Rio Dulce est devenue la porte des Antilles. C’est-à-dire l’endroit le moins cher, le plus aménagé et le plus sécurisé de la côte caraïbes où immerger son ancre, d’où l’affluence. On en vient à se demander si l’on ne pourrait pas rentrer au pays en voilier… La suite de la conversation, nous apprendra qu’avant de se lancer dans une traversée d’un mois, accompagné d’un inconnu, il importe de vérifier ses opinions. Entre gens cultivés, nous attaquons de plein fouet le problème de l’intégration des minorités aux Etats-Unis. Pour lui, les latinos se sont très bien intégrés. Ils bossent. Et il en est de même de toutes les races qui se sont implantées sur le sol américain. Toutes sauf une, celle des noirs. Le Noir est fainéant de nature. Ils ne sont bons qu’à se plaindre de leur situation pour mieux quémander les aides de l’Etat. Après avoir dévoré le récit autobiographique BLACK BOY, l’affirmation nous reste poliment en travers de la gorge.

 

A midi, la lancha glisse le long du ponton. Nous sommes les deux premiers passagers de l’embarcation, très heureux de pouvoir se mettre aux premières loges afin de mieux voir le spectacle qui d’après les guides sera… grandiose.

 

Comme dans n’importe quel bus, deux personnes sont à votre service, celui qui conduit et le plus jeune qui charge les bagages. Vous n’êtes en aucun cas tenu de lui offrir un pourboire, il est rémunéré par son entreprise. Afin d’éviter un phénomène de concurrence accrue, et la surmultiplication des barques, toutes les embarcations se rendant à Livingston font partie de la même association. De ce fait, les lanchas sont toujours pleines, les prix stables et le service de bonne qualité. On protège vos bagages des éclaboussures avec une bâche en plastique. Sur le port de Rio Dulce, on contrôle vos billets et on charge les bateaux de vos quinze compagnons de route. Tout le monde est un petit peu excité. Vous allez en effet pénétrer en territoire garifunda. Vous l’avez lu et relu, la population de ce petit morceau de territoire contraste fortement avec celle du restant du pays. Originaires d’Afrique, les garifundas sont des descendants d’esclaves victimes du commerce triangulaire. Après que leur bateau se soit échoué sur Saint-Vincent, les noirs qui ont survécu se sont installés et ont commencé à prospérer. Jusqu’à… ce que les français les affrontent et prennent possession de ce petit paradis en les jetant à l’eau en direction du continent, c’est-à-dire les côtes caraïbes du Guatemala et du Honduras. En d’autres termes, ce qui vous attend, c’est la découverte d’une culture en fer forgé, des plages antillaises, des cocotiers, de la musique, des plats de fruits de mer plus gros et nettement moins cher que dans vos restaurants locaux, du rhum, du sexe et de l’herbe, plus forte et nettement moins chère que dans vos sombres ruelles locales. En bref, un soupçon d’aventure au milieu des vacances.

 

Avant de quitter Rio Dulce, attention des plus rassurante, le chauffeur s’arrête à la station d’essence flottante afin d’effectuer le plein. Pendant ces quelques instants, bouchez-vous le nez et surtout n’allumez pas de cigarettes. L’eau dans laquelle flotte le bateau miroite ses reflets pétrole nauséabond au milieu desquels flottent des poissons morts et des sachets de chips. Réalisez que ce poisson qui flotte sur le ventre dans une flaque d’essence n’est pas un inconnu. Il est l’une des nombreuses petites conséquences du développement  frénétique du tourisme dont êtes malheureusement l’une des pièces majeures. Pour éviter de gâcher un voyage qui vous a coûté une fortune, vous avez cinq minutes pour essayer de trouver les bons côtés de votre présence au Guatemala. Par exemple, sans vous, il est certain qu’ils seraient encore comme des cons à taper des silex pour allumer de quoi faire griller leurs ennemis.

 

Lorsque le moteur rugit, naissent les premiers frissons. Vous n’entendez plus rien que le vrombissement du diesel. Sous l’effet de la vitesse, l’avant du bateau se relève, vous ne voyez plus rien qu’un amoncellement de valises à roulettes et de sacs à dos plus perfectionnés les uns que les autres. Vos cheveux se dressent sur votre crâne, le vent vous fait plisser les yeux et serrer les lèvres, ne pensez pas que vous avez l’air stupide, tout le monde est dans le même cas. De chaque côté de l’embarcation, perdus dans la verdure, des hôtels de luxe, des villas. Mais rapidement, alors que vous filez vers l’inconnu, la nature reprend ses droits. Vous n’apercevez plus que des arbres. Sur l’horizon se découpe la silhouette bleutée des montagnes. A l’approche d’une petite île, le pilote décélère. Tout le monde sort ses appareils photos. Cachés dans les arbres, de grands oiseaux blancs couvent leurs œufs, contemplent sagement le paysage, plongent tête la première dans l’eau et rouspètent un peu de votre intrusion dans leur territoire. Lorsque le pilote remet les gaz, les appareils photos regagnent leurs étuis.

 

Les bords du lac se resserrent. L’embarcation pénètre dans une gorge aux falaises abruptes. Sur les parois, quelques aventuriers ont été taguer leurs noms, celui de leurs amours, leurs nationalités, voir même le sigle de la paix… C’est le moment impressionnant du voyage, privilégiez la vidéo à la photographie. En mettant l’appareil au plus près de l’eau, vous obtiendrez le grand frisson de vos vacances. 

 

Les falaises disparaissent pour laisser place à des cabanes construites à moitié sur pilotis. De nouveau, le chauffeur ralentit afin de vous permettre d’effectuer quelques clichés. Vos compagnons susurrent ensemble : garifunas, garifunas, garifunas. En sous-vêtement, la femme lave à la main le linge de la maison. CLIC-CLAC. Les enfants s’amusent avec des bâtons, les plus petits vivent nus au milieu des canards, et vous regardent, l’œil vide (vous êtes la quinzième lancha de la journée), un doigt sale planté dans le nez. CLIC-CLAC. Un vieil homme s’extrait de la cabane des toilettes, ses jambes sont arquées par l’arthrite. CLIC-CLAC. Un jeune homme grimpe dans son canoë et commence à pagayer, le regard fier, sauvage, comme s’il vous détestait profondément. CLIC-CLAC.

 

Le pilote remet les gaz et ne ralentira plus jusqu’à Livingston. Sous vos pieds, l’eau est devenue salée. Sur le ponton, vous attendent les garifunas. Ils sont noirs.

5 février

Par lesvoyageurs :: 13/02/2007 à 21:20

le 7

Par lesvoyageurs :: 12/02/2007 à 21:19

Par lesvoyageurs :: 12/02/2007 à 21:18

et le 8!

Par lesvoyageurs :: 12/02/2007 à 21:17

le torrent avant le calme des piscines

Par lesvoyageurs :: 12/02/2007 à 17:30

 

 

Apres Lanquin les "professionels du tourisme" se chargent de vous emmener a Semuk Champey au plus vite. Ce lieu est un peu magique. La foret vous mange completement le temps d'une escalade vers le point de vue tres a pic et, doucement, la brume s'évapore pour laisser apparaitre les piscines naturelles dont on voit le fond du haut de notre perchoir.

Les piscines sont formées par des petits cours d'eau qui descendent de la montagne alors que le torrent principal passe sous la terre sur une distance de quelques 200 metres...

 

 

Lanquin vu depuis son cimetiere

Par lesvoyageurs :: 12/02/2007 à 17:28

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